Cet été, je me suis demandé ce que je souhaiterais partager avec mes lecteurs. Ce sera de la poésie, car je n’ai pas pu suffisamment profité du Marché de la Poésie qui vient de se finir, et de sa périphérie. Je suis sûre que vous non plus.

Personne ne lit suffisamment de poésie. 

Je lance donc le premier d’une série d’articles, qui seront essentiellement, des articles de promotion de la création poétique, des extraits d’ouvrages publiés, des présentations de poètes, de poèmes, et d’éditeurs de poésie français et étrangers peut-être aussi.

Alors voici pour vous, pour moi aussi, un petit extrait de « Même la nuit persiennes ouvertes », ouvrage de Mireille Fargier-Caruso, édité au dé bleu.

Les éditions du dé bleu (l’idée bleue) ont cessé de publier de nouveaux ouvrages. Je vous en reparlerais, car c’est un grand éditeur, lecteur, poète, Jean-Pascal Dubost, qui les dirigeait.

Par contre, le fond est toujours vendu, notamment par les éditions Eclats d’Encre.

C’est l’extrait de la page 24 de l’ouvrage :

 

matin naufrage

le bol abandonné sur la nappe

l’arbre effeuillé

si seul

on cherche le nord

on s’enroule dans des draps humides

la dernière parole

qui tranche comme on coupe du bois

 

on reste sans appui

seul le grincement du portail

nous rassure

 

la dernière parole….

Tous les textes du recueil touchent, droit au coeur, et celui-ci est l’un de mes préférés.

Si vous avez l’occasion d’acheter cet ouvrage ou un autre de cette poète, n’hésitez pas. Ce sont des bijoux, ciselés à la plume, tranchants au coeur de ce qui touche et émeut chacun de nous.

 

Pour de plus amples informations sur Mireille Fargier-Caruso, et son oeuvre poétique :

 

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