Au Marché de la Poésie le mois dernier, j’ai trouvé aux éditions Diateino, un très sympathique livre de Denise Morel « Cette année je me prends au mot et j’écris« .

Les éditions Diateino publient essentiellement des ouvrages sur le web et le marketing, l’entreprise et le management, et enfin le développement personnel. Mais ils ont aussi de petites perles de poésie, de magnifiques livres illustrés, de jeux de mots en poésie, et également, ce livre-ci, sous forme de post-its à coller et décoller en l’occurrence ici, les très jolies propositions.

Denise Morel, écrivain, animatrice d’ateliers d’écriture, thérapeute, offre dans ce petit livre un florilège de propositions. Pour en savoir plus, vous pourrez lire « La célébration de l’écriture », « Secrets d’écrivains » et « 12 étapes pour écrire votre livre« .

Je vais tout au long de l’été, choisir quelques unes de ses propositions, leur ajouter les miennes, et vous proposer de quoi écrire tout au long de l’été, pour que je me prenne au mot, et vous aussi, si vous en avez envie.

Décollons ensemble la page 3, et voyons ce que cela nous donne.

Une proposition de Denise Morel

Tous les jours,

je coucherais par écrit

une note d’émotion

comme on se couche

dans de beaux draps blancs.

et pour nous aider à écrire cette touche d’émotion, ce moment de plaisir, de bonheur, cet instant, un exemple de James Sacré, extrait de son recueil « Le poème n’y a vu que des mots« , poème 5 page 14, éditions le dé bleu, distribué par les éditions Eclats d’encre :

Mon regard passe dans la découpe de l’espace que voilà juste devant moi (sans que je tourne la tête) comme si encore j’étais devant une peinture, mais il y a la fraîcheur du soir venu après toute une journée grise et cela fait comme si mon oeil se portait hors de mon corps pour aller toucher, au-delà des buissons comme salis de leur blanc, la couleur, appropriée à ce temps gris, des toits couverts d’ardoise. Il y a la transformation lente du soir venu en nuit. La fraîcheur va persister et pourra me rester saisissant mon visage, ou même tout le corps, comme ferait le souvenir d’une présence disparue.

A vos stylos, à vos claviers !

 

 

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