C’était aujourd’hui la seconde séance d’une proposition sur ce que signifie porter / portage / porteur.

J’ai d’abord proposé (lundi 14 septembre) une définition du mot porter, avec une liste de synonymes. Puis j’ai demandé à chaque participant d’écrire deux listes :

– Une liste de porter/porteur concrète, en prenant exemple sur une phrase dErri De Luca, dans « Sur la trace de Nives«  : « Ils portent notre poids pour le prix moyen de trois cent roupies népalaises, moins de quatre euros. Les hottes pèsent quarante kilos, mais certains en portent de plus lourdes. »

– Une liste de porter/porteur plus abstraite, morale, psychologique ou philosophique, en lisant cette phrase, du même livre: « Notre monde repose sur les épaules de l’autre. Sur des enfants au travail, sur des plantations et des matières premières payées bon marché : des épaules d’inconnus portent notre poids, obèse de disproportion de richesses.« 

Ensuite, j’ai proposé à chacun de lier pour lui-même un porter de chaque liste, un porter concret à un porter abstrait.

Enfin, j’ai lu et donné à lire un extrait de « Sur la trace de Nives », qui commence p. 57 avec « E: Pendant les jours de marche vers les camps de base, je les ai épiés en quête du secret qui leur permet de supporter les chargements… » et qui finit p. 58 « …C’était au contraire une rage hargneuse qui me soutenait.« 

J’ai proposé suite à la lecture d’écrire un premier texte qui décrive, comme le fait E. De Luca dans cet extrait, très précisément et méthodiquement la partie concrête d’un porter, les gestes, les efforts, les muscles, les odeurs, les tensions ou non dans le corps.

Suite à cette première écriture, et à une lecture de tous les textes, j’ai distribué un second extrait de « Sur la trace de Nives », titré « Porteurs » p. 11-12, qui sert d’avant-propos à la longue conversation entre Erri De Luca et Nives. Tout cela, lundi dernier.

Aujourd’hui, j’ai relu ce texte p. 11-12, commançant par « Notre monde repose sur les épaules de l’autre. … » et finissant part »… Ils disparaissent en fin de transport, ils se dispersent dans les vallées, juste à temps pour le travail du riz et de l’orge. »

Partant de là et de ce qui était écrit à la séance précédente, j’ai proposé d’écrire un texte liant les 2 « porter », concret et abstrait, soit en continuant le texte du 14 septembre, soit en le réécrivant en insérant les notions plus abstraites, soit en écrivant un autre texte, différent, qui reprendrait ou non celui du 14/09.

Cette séance a donné de très beaux résultats, qui seront peut-être postés ici en commentaire.

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