L’angoisse de la page blanche ou quoi écrire

Page blanche. Article vide en vérité.

Que vais-je bien pouvoir écrire ? Ce n’est pas si évident. Je ne suis plus en atelier; personne ne pose devant moi l’obligationde produire. Ou plutôt, je me l’offre à moi-même : je me pose, je m’oblige.

Je suis d’ailleurs devant un écran et non devant une feuille.
Ceci n’est pas une page blanche.
Ceci n’est pas une angoisse.
Ceci est un article en cours de construction.
Évidemment, je me demande comment les autres font. Mais je ne peux pas loucher sur leurs copies. Je suis seule face à l’écran, seule face à mon désir d’écrire, seule avec mes doigts qui ne bougent pas et mes idées enfuies.

Les solutions d’atelier ?

En atelier, quand quelqu’un bloque, il y a plusieurs solutions : faire accoucher la personne de ses idées à l’oral avant qu’elle écrive, lui proposer des mots sur lesquels accrocher l’écriture, les phrases de quelqu’un d’autre, tourner autour de la proposition, la détourner, ou écrire pourquoi ça ne fonctionne pas, où ça cloche, qu’est-ce qui bloque, comment, par quel biais, en quel endroit exact, précis, décortiquer le blocage et le blanc sur la page jusqu’à ce que se dessine un texte autour et avec lui.

Deviner quelle formule j’ai choisi, pour me défaire de mes peurs d’articles. L’écriture reste un plaisir, même si j’écris sur et avec la sensation étrange d’être mon propre cobaye.

Écrire est la première étape. Publier sera la seconde. Médiatiser le/les textes sera la troisième.

Pour un autre texte sur l’angoisse de la page blanche du coté animation, du coté de l’animateur, aller sur le cassetin.

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