Avec Céline de Cap Reliance, Hélène des livres de votre vie, et Martine de Alice et les mots, j’avais rendez-vous à 17h45, devant la petite salle de cinéma 2 en bas, dans le ventre du centre Georges Pompidou. Et pour quoi faire ?

Pour écouter la première des lectures publiques faites à l’occasion des 200 ans de Louis Braille. Cette lecture « Dire le non visuel » était organisée par le centre Pompidou et le CINAL.

Des bandeaux pour les yeux pour mettre les auditeurs « en condition » étaient distribués à l’entrée de la salle. Une comédienne chantait en arpentant le long des sièges, attendant que tous soient bien arrivés et installés.

J’ai écouté toute la lecture les yeux fermés avec le bandeau offert. Céline, a regardé la traductrice qui, durant toute la mise en espace du texte, traduisait le langage des signes ce qui était dit.Martine a navigué d’une formule à l’autre.

La première des lectures à l’occasion du bicentenaire fut remarquable, touchante. des écritures sensorielles, provocantes, émouvantes. Drôle d’émotin que de sentir en sous-sol de pompidou, la brise sur ces bras, car un personnage ouvre sa fenêtre.

La compagnie de théâtre  « O’ clair de la lune » a lu, en instillant du corps et de la puissance à ces écrits.

Ceux-ci ont été choisi à la suite d’un concours d’écriture lancé par le Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes, et un livre va sortir très prochainement, dont je vous reparlerais.

Vous pouvez aller voir ici ce qu’est l’amblyopie.

3 thoughts on “Dire le non-visuel : une lecture à la B.P.I.”

  1. En effet, j’ai commencé avec le bandeau sur les yeux… tâchant d’approcher les sensations éprouvées par les auteurs et/ou les personnages des textes lus.

    Puis, j’ai eu envie d’assumer ma « bonne-voyance », et j’ai assumé mon envie de découvrir le décor et les corps qui habitaient les voix successives. En ôtant mon bandeau, la diversité de l’assemblée… m’a sauté aux yeux. Bien sûr. Celles des lecteurs sur scène, comme celles des spectateurs, puisque le langage des signes complétait la symphonie vocale, comme le silence le plus évocateur qui soit. Bien sûr.

    L’un des textes qui m’a le plus touchée était celui du grand-père aveugle décrivant l’espace réduit que ses capacités sensorielles voulaient bien lui laisser percevoir, alors que lui et sa petite fille vivaient bien dans le même environnement. Est-on si clairvoyant quant on voit loin ?

    En tout cas, c’était un moment très riche, merci de nous y avoir mené Emmanuelle.

    Céline

  2. Bonjour,

    L’expérience devait être intéressante. Louis Braille a ouvert le monde de la lecture et de la création d’écriture aux personnes déficientes visuelles. C’est bien de le rappeler dans le cadre de ce Blog.

    1. Merci pour votre commentaire. Les lectures des textes sélectionnés dans le cadre du bicentenaire se feront partout en France durant toute l’année.

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