Pour le premier jeudi de l’année, j’ai proposé aux participants d’écrire simplement en écoutant une chanson du Burundi « Abiani », chantée par Dobet Gnahoré, chanteuse ivoirienne. La chanson était extraite de l’album « Women of Africa ».

Les textes issus de cette première proposition seront postés en commentaires. A vous de jouer !

4 thoughts on “Ecrire à partir d’une chanson”

  1. Des paysages africains qui défilent avec la beauté des sauvages des savanes, de la faune et de la flore, tout ça sous un soleil brûlant.
    Je vois des lions qui reposent en groupe et des zèbres ou antilopes qui courent dans la nature ivres de liberté.
    Je vois des primates de tout genre qui se balancent aux arbres chargés de fruits.
    Je vois des village aux toits de chaume avec des personnes à peine vêtues, leur peau sèche et noire ondulent sur les vagues de leurs muscles tendus. Ils dansent et célèbrent des rituels, leur cou entourés de grigris de tout genre et leur voix chantent des complaintes qui s’étirent jusqu’aux ciel. Leur visage est peint de couleurs vives. Leur yeux noirs et brillants percent toute pensée, toute àme. Ils vivent ainsi aux sources de la nature profonde, dans le berceau de l’espèce humaine. Il y a d’ailleurs des enfants dans les bras de leur mère qui découvrent l’immensité des plaines de leurs yeux grands ouverts.
    J’imagine leur odeur où se mêlent l’animal et l’épice imprégnant les textiles pleins de couleurs et de soleil.
    Leur environnement aussi est chargé d’odeurs. C’est le parfum particulier de la flore locale. Une odeur de fruit, de rance et de sucre, de cannelle et de poivre.
    Enfin, je vois des vieillards avec leur peau toute fripée qui restent figés comme des statues dont seuls les yeux brillent de toute la sagesse du monde, la sagesse des anciens que l’on vénère.

  2. 8.01.2009
    Yves Loriette

    Texte inspiré par une musique d’Amérique du Sud

    Combien sont-ils ? 50, 100 ? Difficile à dire avec cette brume de lumière, dans l’aube de l’Altiplano.

    Ils chantent pour se donner du courage. Un prêtre en civil les accompagne. Tout à l’heure la terre sera à eux ou bien ils seront morts.

    Tous

    Les femmes avec leurs larges et courtes jupes et leurs nattes d’ébène qui s’échappent de leurs chapeaux ronds et noirs.

    Les enfants aux yeux rieurs, mais si sombres tout à coup. Les plus jeunes dans le dos de leurs mères, ont déjà ce regard d’irrémédiable.

    Les hommes, devant, avec le prêtre, leurs poings serrés sur d’improbables cailloux…

    Tout à l’heure les sbires des latifundistos les laisseront passer, libérant la terre de leurs ancêtres….ou bien les fusils parleront….

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